Le tourisme international : flux et acteurs
Le tourisme international : flux, acteurs, espaces touristiques et enjeux de durabilité.
Objectif
Décrire les flux touristiques mondiaux, leurs acteurs et leurs effets sur les territoires.
1. Définitions
Selon l'ONU Tourisme (ex-OMT), est touriste une personne qui séjourne au moins une nuit hors de son environnement habituel, pour une durée inférieure à un an ; l'excursionniste ne passe pas la nuit sur place. On distingue tourisme d'agrément, d'affaires, culturel, balnéaire, de nature, de santé et religieux.
2. Des flux massifs et concentrés
Les arrivées internationales sont passées de 25 millions en 1950 à environ 1,4 milliard aujourd'hui, après l'effondrement de 2020 lié à la pandémie et un retour aux niveaux d'avant-crise en 2024. L'Europe capte à elle seule un peu plus de la moitié des arrivées ; l'Asie-Pacifique est la zone la plus dynamique.
Principales destinations : France (près de 100 millions de visiteurs), Espagne, États-Unis, Italie, Turquie. Les principaux bassins émetteurs sont l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord et la Chine. Les flux sont majoritairement de proximité : la plupart des touristes restent dans leur région du monde.
3. Les acteurs
- Touristes eux-mêmes, dont les pratiques évoluent (séjours plus courts, réservation en ligne).
- Professionnels : tour-opérateurs, agences, transporteurs (le trafic aérien mondial approche 5 milliards de passagers), hébergeurs, plateformes numériques.
- Collectivités et États : aménagement, promotion (Atout France), classement et protection du patrimoine (plus de 1 200 biens inscrits à l'UNESCO).
- Habitants, premiers concernés par les retombées comme par les nuisances.
4. Les effets sur les territoires
Effets positifs : emplois, devises (le tourisme représente environ 7 à 8 % du PIB français), désenclavement, entretien du patrimoine.
Effets négatifs : surtourisme (Venise a instauré en 2024 un droit d'entrée pour les visiteurs à la journée ; Barcelone et Amsterdam limitent les locations de courte durée et les navires de croisière), pression foncière et éviction des habitants, artificialisation des littoraux, consommation d'eau, émissions de gaz à effet de serre (le transport aérien pèse pour l'essentiel de l'empreinte carbone d'un séjour lointain), saisonnalité et emplois précaires.
5. Vers un tourisme durable
Réponses mises en œuvre : gestion des flux et quotas, taxe de séjour, labels (Clef Verte, Écolabel européen), promotion de l'arrière-pays et des ailes de saison, mobilité douce et train, écotourisme et tourisme de proximité. Le tourisme durable vise l'équilibre entre viabilité économique, équité sociale et préservation de l'environnement.
À retenir
- 1,4 milliard d'arrivées internationales, plus de la moitié en Europe.
- La France est la première destination mondiale en nombre de visiteurs.
- Surtourisme et empreinte carbone sont les deux grands défis actuels.
Sources et références
Ce cours est rédigé par l'équipe RévisionBac à partir du programme officiel et des sources institutionnelles ci-dessous. Elles permettent de vérifier les définitions, les chiffres et les normes citées.
- 1.Programmes et ressources du lycée général et technologique — Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale
- 2.Bulletin officiel de l'Éducation nationale (programmes du baccalauréat) — education.gouv.fr
- 3.Chiffres du tourisme en France — Insee
- 4.Politique du tourisme — entreprises.gouv.fr
- 5.Rapports d'évaluation sur le changement climatique — GIEC / IPCC
- 6.Données et bulletins de santé publique — Santé publique France
Contenu vérifié et mis à jour le 08/08/2026. Les liens renvoient vers les sites officiels des éditeurs cités.
Historique éditorial
Ce chapitre est rédigé et relu par l'équipe RévisionBac, puis enrichi par les contributions validées.
- — Dernière mise à jour du cours (relecture et enrichissement)
- — Première publication de la fiche de cours